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vendredi 19 juillet 2019
mardi 16 juillet 2019
Clair de lune sur le champ de petits pois
Clair de lune sur le champ de petits pois
En 1969, les récolteuses de petits pois (batteuses automotrices)n'existaient pas encore mais l'époque de la cueillette manuelle était déjà révolue.Cette année-là, la parcelle de petits pois se trouvait au village de Domfos. La récolte s'annonçait bonne, les gousses étaient nombreuses et bien pleines.
Le secret de la réussite résidait dans le degré de maturité des grains: trop tendres, ceux-ci s'écraseraient dans l'écosseuse, trop durs et ridés, ils seraient refusés par la conserverie.
Le courtier venait régulièrement visiter la parcelle. Notre père était très exigeant, il voulait obtenir le meilleur rendement, donc le meilleur créneau pour le battage.
Finalement, rendez-vous fut pris à l'écosseuse pour le lundi 21 juillet à 6h30.
La veille, dimanche 20 juillet, en début d'après-midi, munis de crocs à cinq doigts, nous avons arraché toute la parcelle. Lorsque les plants étaient couchés, il fallait faire bon usage de son outil en tirant perpendiculairement à l'implantation des racines.
Nous les avons laissé faner pendant trois heures et, en fin d'après-midi, nous les avons rassemblés en endains avant d'en faire de petits tas.
Pas question de les charger tout de suite, la récolte risquerait de chauffer et de fermenter. Cette opération se ferait donc au dernier moment, au bout de la nuit, au clair de lune.
(A SUIVRE)
lundi 15 juillet 2019
Le ver luisant
Le ver luisant
Dans la nuit du camping, s'allument d'étranges petits points verts qui semblent venus de nulle part.
Le lampyre (ou ver luisant) n'est pas un ver. A y regarder de plus près, on distingue une larve de coléoptère formée de segments, au postérieur lumineux.
C'est le lampyre femelle qui émet cette lumière verte pour attirer les mâles. Elle conservera son aspect de larve toute sa vie.
A l'âge adulte, les ailes du mâle apparaissent.
Ami du jardinier, le ver luisant se régale de proies parfois 100 fois plus grosses que lui, surtout des escargots. A l'aide de ses mandibules, il leur injecte un liquide mortel et digestif. Il ne lui reste plus qu'à sucer sa proie!
La présence du ver luisant est la garantie d'un environnement sain.
lundi 8 juillet 2019
Le lucane
"c'hwil-Sant-Yann"
Nous avons rencontré le coléoptère, samedi dernier au crépuscule sur la terrasse du Mobil home. Je lui consacre donc un nouveau post car une telle rencontre est aussi rare que précieuse.
Nous avons bien observé ses grosses mandibules qui font penser aux bois d'un cerf. Elles ne lui servent qu'à combattre les autres mâles qui convoitent la même femelle.
Quand j'ai déclaré qu'il allait s'envoler, personne ne m'a cru.
Soudain, il a écarté ses élytres et ses ailes se sont mises à vibrer, il a décollé et s'est envolé à la verticale, par-dessus le toit, dans un vrombissement qui a troublé le calme de la nuit.
La femelle est beaucoup plus petite et ne vole que rarement. Ses mandibules sont minuscules mais plus puissantes et capables de perforer l'écorce des arbres pour sucer leur sève.
De l'œuf à l'insecte adulte s'écoulent 6 années. Le lucane est le plus grand coléoptère d'Europe.
samedi 6 juillet 2019
Fourmis volantes
Fourmis volantes = orage ?
C'est ce qu'affirmaient les anciens. Aujourd'hui, j'ai vérifié cette hypothèse. Des fourmis ailées s'agitaient sur notre terrasse. Un quart d'heure plus tard, il pleuvait...
Les fourmis ailées annonceraient donc l'orage.
Les fourmis volantes sont les mâles et les femelles reproductrices de la colonie.
Tous les étés, à plusieurs reprises, souvent avant un orage, elles s'envolent pour s'accoupler.
Cet essaimage s'appelle aussi vol nuptial.
Les mâles meurent et les reines s'envolent pour former une nouvelle fourmilière.
Un fois l'endroit idéal trouvé, la reine s'arrache les ailes, devenues inutiles. Elle passera son existence à pondre.
C'est ce qu'affirmaient les anciens. Aujourd'hui, j'ai vérifié cette hypothèse. Des fourmis ailées s'agitaient sur notre terrasse. Un quart d'heure plus tard, il pleuvait...
Les fourmis ailées annonceraient donc l'orage.
Les fourmis volantes sont les mâles et les femelles reproductrices de la colonie.
Tous les étés, à plusieurs reprises, souvent avant un orage, elles s'envolent pour s'accoupler.
Cet essaimage s'appelle aussi vol nuptial.
Les mâles meurent et les reines s'envolent pour former une nouvelle fourmilière.
samedi 29 juin 2019
Le Gué-des-Saules. L’école en classe de mer
Les enfants de l’école publique Le Gué-des-Saules sont en classe de mer pour la semaine, jusqu’à ce vendredi 28 juin.
Les treize élèves de CP, CE1, CE2 et CM1-CM2 participent à des activités autour de la pêche au « Village des pêcheurs », à Treffiagat, une structure qui est gérée par « Rêves de mer ». Le voyage est intégralement financé par l’Amicale laïque et les parents. Lauréline Nicolas, l’enseignante, est accompagnée de sa collègue Atsem Gwennaëlle Tilly.
Les activités prévues sont : la pêche à pied à Penmarc’h au pied du phare d’Eckmühl, la mise en place d’un aquarium avec les animaux pêchés, des ateliers de classification des animaux et de schéma autour des déplacements et des modes de vie sous la mer bretonne, une balade en Soizen (bateau de pêche) jusqu’aux Etocs (réserve naturelle d’oiseaux et de phoques gris), des activités d’orientation et d’ornithologie, une pêche à la ligne et une journée à la cité de la pêche du Guilvinec (Haliotika) avec un atelier de cuisine et de dégustation des produits de la mer, une construction de maquette de chalutier et une visite de la criée.
Une semaine riche en apprentissages et en découvertes pour les élèves. « Cette semaine, on apprend autrement qu’en classe, et on échange avec les copains des moments qui resteront gravés », raconte l’enseignante.
mardi 25 juin 2019
Gai comme un pinson
Gai comme un pinson
L'autre matin, en sortant de mon potager, j'ai été charmé par le chant mélodieux d'un pinson, perché sur ma boîte aux lettres.
Impossible de s'en approcher; il m'a fallu zoomer pour filmer l'artiste en plein concert, ce qui explique une image un peu floue.
Depuis, je fais entendre ce joli chant dans mon potager et les pinsons me répondent.
À la cave, nos jeunes hirondelles ont bon appétit !
Deux nouveaux invités au jardin.
Le coquelicot
Et le lys
Hémérocalle et astilbe au bassin,
L'été n'est pas loin !
samedi 22 juin 2019
C'était la dernière séance
C'était la dernière séance
Dernier bouquet de la saison.
Réalisé par Nicole Le Moal en cours d'art floral.
Et voici le bouquet d'été de l'an dernier par Nicole Le Moal.
Atelier d’art floral. C’était la dernière séance
Noicole Le Bihan animait un atelier d’art floral à Roudouallec depuis plus de 25 ans. Elle donnait son derniers cours mardi soir à la salle polyvalente. Tout était parti en 1993 de l’idée par le comité « Les Fleurs » de faire des bouquets pour une tombola, dans le cadre de la première fête de l’automne dans le bourg de Roudouallec, devenue rapidement le Festival du potiron.
Passionnée d’art floral et suivant des cours depuis la mise en place de l’atelier d’art floral à Gourin (en 1978), Nicole avait proposé de former quelques bénévoles pour la réalisation des compositions pour le festival de Roudouallec. Ainsi était né l’atelier qui a donc fonctionné jusqu’à mardi dernier, une fois par mois. « Il y avait deux groupes, un l’après-midi, l’autre en soirée. Nous étions 17 cette année. Les élèves étaient assidues et beaucoup d’entre elles étaient là depuis le début. Mais il faut savoir arrêter et j’ai décidé que c’était le moment », dit Nicole Le Bihan, qui est déjà regrettée.
Pas encore de solution
« C’est dommage, nous avons pendant très longtemps partagé des moments très conviviaux et nous avons énormément appris avec Nicole. Mais nous respectons bien sûr sa décision », explique une fidèle participante. Pour le moment, personne ne s’est manifesté pour prendre la suite.
« C’est dommage, nous avons pendant très longtemps partagé des moments très conviviaux et nous avons énormément appris avec Nicole. Mais nous respectons bien sûr sa décision », explique une fidèle participante. Pour le moment, personne ne s’est manifesté pour prendre la suite.
mardi 11 juin 2019
La peur de ma vie
La peur de
ma vie.
Concarneau, plage des Sables Blancs, il y
a environ 35 ans. Je connaissais bien les lieux. Nous y allions fréquemment.
J’avais pour habitude de nager jusqu’à une
bouée jaune située à une quarantaine de mètres au large. Je la contournais avant de revenir
tranquillement en brasse vers la plage. Je faisais cet exercice presque tous les jours.
Ce dimanche-là, j’y vais seul pendant que
le reste de la famille cherche des coquillages et des petits crabes dans les rochers. Je préviens tout le monde avant de me jeter à l'eau.
Je nage vers la fameuse bouée jaune, l’eau
est délicieusement bonne. Même le clapotis des vagues ne dérange pas ma
progression ; le soleil m’éblouit un peu mais ses caresses sur mon dos sont si
bonnes ! Quelques voiliers voguent à l’horizon. Le bonheur d'être en vacances. Mon corps glisse dans l'eau.
Je contourne la bouée et je reviens en direction du sable blanc. Soudain,
panique ! La plage me semble très loin et, tout là-bas, les baigneurs sont petits comme des mouches.
J’accélère aussitôt mes mouvements. Je
brasse maintenant dans le vide et n’avance plus. Je me rends compte que mon cœur s'affole et tambourine
dans ma poitrine. Je m’essouffle. Je suis mal. Je bois la tasse. Je tousse. Je suis perdu. Je ne tiendrai pas trente secondes de plus.
« En
cas de problème, mettez-vous sur le dos, respirez, récupérez. » nous avait
recommandé le maître nageur quand nous prenions des cours de piscine.
C’est ce que je fais en remuant doucement
les membres et J’attends que le calme revienne. Ma respiration s'apaise progressivement, mon cœur redevient raisonnable. Ma crise d'angoisse s'évapore.
Ouf! Je repars enfin tranquillement. J’avance
bien et je me rassure en voyant la plage se rapprocher. Je contrôle bien ma respiration et mes mouvements de brasse.
J’ai enfin pied. Je sors de l'eau tout tremblotant et marche vers les miens qui bronzent, allongés sur des serviettes ou des nattes.
Je tremblais
encore. Je l’avais échappé belle. Personne ne s'était aperçu que j'avais failli me noyer en cette belle après-midi d'été.
Depuis, j'ai repris des cours de piscine pour me perfectionner mais, jamais, au grand jamais, je ne m'aventure au large!
Depuis, j'ai repris des cours de piscine pour me perfectionner mais, jamais, au grand jamais, je ne m'aventure au large!
samedi 8 juin 2019
Inauguration de la salle polyvalente.
Inauguration de la salle polyvalente.
Je voulais surtout vous présenter cette photo-souvenir de l'inauguration de la salle polyvalente de Roudouallec, en mai 1989.
Inauguration en présence du député Jean Giovanelli et du Sous-Préfet de Pontivy. Louis Le Pensec Ministre des départements et Territoires d'Outre-mer, qui devait présider la cérémonie, avait dû s'envoler précipitamment vers La Nouvelle Calédonie où s'affrontaient Canaques et Caldoches. (Jean-Marie Tjibaou et son second Yeiwéné Yeiwéné venaient d'être assassinés par un extrémiste Canaque).
Je parle ici de Louis Le Pensec car c'est aussi grâce à son intervention que j'ai obtenu la dérogation pour l'ouverture d'une pharmacie à Roudouallec.
Je parle ici de Louis Le Pensec car c'est aussi grâce à son intervention que j'ai obtenu la dérogation pour l'ouverture d'une pharmacie à Roudouallec.
Oh combien critiquée pendant sa construction, cette salle a tourné à plein régime et accueille encore et toujours de nombreuses manifestations. Elle rassemble aussi les enfants dans la même cantine scolaire.
Bref, il y aura toujours les éternels mécontents, les "toujours contre"...
"Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens, d'autant plus sévères, qu'ils ne font rien du tout."
Quoi qu'il en soit, je suis fier de cette réalisation, entre autre. Je suis fier également de mes conseillers qui m'ont soutenu dans ce projet. (N'en déplaise à ceux qui se complaisent à les dénigrer de manière légendaire et stupide. A ceux-là, je dis "Basta".)
Sur la photo, on aperçoit deux commerces: la boucherie -charcuterie-alimentation de Jean et Liliane Le Cras et le restaurant "Ty Korn" de Sylviane.
Bref, il y aura toujours les éternels mécontents, les "toujours contre"...
"Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens, d'autant plus sévères, qu'ils ne font rien du tout."
Quoi qu'il en soit, je suis fier de cette réalisation, entre autre. Je suis fier également de mes conseillers qui m'ont soutenu dans ce projet. (N'en déplaise à ceux qui se complaisent à les dénigrer de manière légendaire et stupide. A ceux-là, je dis "Basta".)
Sur la photo, on aperçoit deux commerces: la boucherie -charcuterie-alimentation de Jean et Liliane Le Cras et le restaurant "Ty Korn" de Sylviane.
vendredi 7 juin 2019
Nos hirondelles
Nos hirondelles
Un couple d'hirondelles a choisi notre sous-sol pour bâtir son nid.
Nous avons accueilli leur projet avec plaisir d'autant plus que ces oiseaux portent bonheur, paraît-il. Ils sont donc les bienvenus dans notre habitation!
Comme nous partions en vacances le jour-même de la découverte du fameux nid bien collé à l'angle du mur entre tuyaux et gaines, il a fallu leur aménager un accès à la cave. Notre voisin Jean-Marie venait vérifier tous les jours si tout se passait bien.
Nous voilà rentrés de Crète. Nos hirondelles couvent actuellement.
J'espère qu'elles reviendront tous les ans fêter avec nous la belle saison.
Un couple d'hirondelles a choisi notre sous-sol pour bâtir son nid.
Nous avons accueilli leur projet avec plaisir d'autant plus que ces oiseaux portent bonheur, paraît-il. Ils sont donc les bienvenus dans notre habitation!
Comme nous partions en vacances le jour-même de la découverte du fameux nid bien collé à l'angle du mur entre tuyaux et gaines, il a fallu leur aménager un accès à la cave. Notre voisin Jean-Marie venait vérifier tous les jours si tout se passait bien.
Nous voilà rentrés de Crète. Nos hirondelles couvent actuellement.
J'espère qu'elles reviendront tous les ans fêter avec nous la belle saison.
Bientôt, les jeunes hirondelles imiteront leurs parents et viendront à tire d'ailes effleurer le bassin pour s'abreuver ou happer des moucherons.
mercredi 22 mai 2019
Olympe
Olympe et ses lapinous
Nos voisins et amis Jean-Marie et Jeannette sont très fiers de leur lapine papillon prénommée Olympe.
Jean-Marie l'a installée comme une reine dans un clapier spacieux dont il a repeint les portes en vert printemps. Olympe occupe deux cages. C'est vrai que c'est un beau gabarit.
Olympe a mis bas une portée de six magnifiques lapereaux plus beaux les uns que les autres. Ils auront bientôt un mois. Jean-Marie en est amoureux fou. Il est très admiratif de ses protégés noirs et blancs. Gwenn ha Du, comme le drapeau breton!
Vous pourriez, en arrivant à l'improviste, le surprendre en extase devant ses petits feuillus et en grande discussion avec eux!
Les lapinous dévorent avec appétit et font des cabrioles dans leur cage. Ils sont en pleine forme les lascars ! Ils grandissent presque à vue d'œil.
Leur palais est protégé des vents du Nord par un plastique transparent. Eh oui, ils sont cocoonés les petits choux !
jeudi 16 mai 2019
La voie verte
La voie verte
Il s'agit de l'ancienne voie ferrée métrique (écartement des rails 1m au lieu des 1,437m du réseau national).
La ligne Carhaix-Rosporden, longue de 50 km, fut ouverte en 1896 et fermée en 1967. Il y avait 8 arrêts entre Rosporden et Carhaix (Kernével, Coat-Loch, Scaër, Guiscriff, Kerbiquet, Gourin, Motreff, Port-de-Carhaix).
Le réseau breton était composé de 5 lignes en étoile autour de Carhaix.
-Carhaix-Guingamp-Paimpol (mise à l'écartement standard en 1967)
-Carhaix-Châteaulin-Camaret.
-Carhaix-Rosporden.
Le réseau breton était composé de 5 lignes en étoile autour de Carhaix.
-Carhaix-Guingamp-Paimpol (mise à l'écartement standard en 1967)
-Carhaix-Châteaulin-Camaret.
-Carhaix-Rosporden.
-Carhaix-Loudéac.
Cet équipement a d'abord permis à la région de rompre son isolement (transport de voyageurs) et à participer au développement économique du secteur (transport de pierre, ardoise, kaolin, engrais, bétail, pommes de terre). Hélas, l'écartement des rails n'a jamais été standardisé malgré les promesses; la gestion aussi était déficitaire. Le centre Bretagne s'est retrouvé enclavé suite à la fermeture de la ligne.
Délaissée pendant quelques années, la ligne est maintenant transformée en voie verte.
La voie verte, agréable, bien aménagée, ombragée et
abritée des vents
Ancienne cabane des cantonniers
La construction de cette voie ferrée avait nécessité des travaux impressionnants.
Ici, le viaduc de kerlaz
offre une vue vertigineuse sur la vallée.
L'ancienne gare de Kerbiquet
en parfait état
Autre curiosité, le bief de Kerbiquet
qui alimentait le moulin en eau.
Ancien passage à niveau non gardé.
Ici, l'ancienne voie coupe la route Scaër-Gourin
Très belle balade agrémentée par des bancs pour se reposer tout en écoutant le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux et le murmure des ruisseaux.
Je me souviens du klaxon de la micheline le matin alors que nous cueillions des haricots. C'était une autre époque!
Pendant les années collège, nous nous rendions le jeudi et le dimanche au stade de la route de St Nicolas, bien rangés deux par deux. Nous descendions souvent sur la voie ferrée qui passait en contrebas. Nous placions une pièce de vingt centimes sur un rail. Après le passage du train, elle était toute aplatie.
mercredi 15 mai 2019
Les grillons
Petits plaisirs...
Le retour des hirondelles, le chant du
coucou, l’épanouissement du lilas, les bouquets champêtres et le chant des grillons; depuis mon enfance,
j'ai accordé beaucoup d'importance à tous ces signes annonciateurs de la belle
saison, des grandes vacances.
Sur le bord d'un talus,
un bouquet champêtre
comme je les aime
OH ! Mais c'est vrai, je n'ai pas encore entendu
le coucou cette année, alors que certains prétendent qu'il chante à tue- tête au crépuscule du côté du chemin des Sources.
Ah! ces grillons que je capturais quand
j’étais gamin et que je protège aujourd'hui car je veux les conserver dans ma pelouse pas seulement pour les entendre chanter
l’hymne à l’été, mais aussi parce qu'ils me rappellent mon enfance. Je me souviens aussi des sauterelles qui stridulaient et bondissaient dans les hautes herbes pour échapper à nos pas, des lézards immobiles qui buvaient le soleil, des grosses fourmis qui construisaient d'énormes fourmilières.
Au collège, les grillons étaient synonymes de
grandes vacances surtout quand on les lâchait dans la classe pour créer un fond sonore autour du tableau noir de l'ennui, ou par obligation lorsque, dans la boite d'allumettes, les mâles s'entredévoraient.
Ça sentait déjà les foins. Les foins qui sonnent le début des vacances.
Ça sentait déjà les foins. Les foins qui sonnent le début des vacances.
Les hiboux et les chouettes éveillent
aussi mon intérêt. J’aime quand ils me répondent lorsque je les imite. Parfois
un dialogue peut s’établir entre nous. Je souffle dans mes mains ou j'utilise un appeau pour hululer.
Le hérisson,
la salamandre, les grenouilles et les crapauds sont aussi mes protégés.
Dans le ciel de l’été, repérer la grande Ourse, la petite Ourse et l'étoile polaire, c'est mon truc.
J’ai des plaisirs simples, n’est-ce
pas ? Je m'intéresse également aux korrigans et à leur ronde infernale.
samedi 11 mai 2019
La chapelle de Béver
La chapelle de Béver
La commune de Gourin compte neuf chapelles de quartier: Saint Hervé, Sainte Julienne, Saint Claude, Saint Nicolas, Saint Philibert, Moustérien et Saint Guénolé. On ajoutera la chapelle de la Vierge en ville de Gourin. Notre chapelle de quartier était celle de Béver.
Cet édifice date de 1704 et a été reconstruit partiellement en 1878. La chapelle rectangulaire se dresse dans un écrin de verdure auquel on accède par un petit chemin agrémenté d'un four à pain.
Elle est dédiée à Saint Symphorien. Le vitrail de la baie qui se trouve dans le mur du chevet a été réalisé par Xavier Le Duigou, un ancien élève.
Elle est dédiée à Saint Symphorien. Le vitrail de la baie qui se trouve dans le mur du chevet a été réalisé par Xavier Le Duigou, un ancien élève.
Le pardon annuel de Béver, célébré le dimanche qui suit le jeudi de l'ascension, est le premier du doyenné de Gourin.
Quand j'étais gamin, toute la famille s'y rendait à pied par les chemins creux, à travers les prés encore humides de la rosée matinale.
Le matin c'était la messe et l'après-midi, les vêpres.
La cloche de la petite chapelle sonnait à toute volée et tous les gens du secteur, croyants ou pas, se retrouvaient dans le pré qui entoure la chapelle. De petits groupes se formaient et les discussions allaient bon train.
Déjà, Soaïk Quéré, le tavernier de Kerrous, avait installé son étal, une table à tréteaux. A la sortie de l'office, le bar serait ouvert!
Tout le monde s'installait dans la fraîcheur de la petite chapelle toute surprise d'être ainsi réveillée. Et ça chantait, et ça priait, ça communiait aussi, surtout les femmes.
L"Ite missa Est" libérait tous les fidèles, tout contents de retrouver les rayons bienfaisants du soleil à l'extérieur, et la buvette de Soaïk était assaillie!
"Allez, Soaïk, mets-nous quatre gros plant vite fait!"
"Soaïk Music", ainsi dénommé car il était batteur dans un orchestre local, vendait également du café, des biscuits, des bulleurs, des surprises. Dans le civil, notre commerçant tenait un bar-épicerie et vendait de l'aliment pour bétail.
Il était déjà temps de rentrer déjeuner pour revenir aux vêpres de quinze heures. Ce repas était solennel pour le Grand-père qui, en qualité de bedeau de la chapelle de Béver, recevait ce jour-là, Monsieur le curé à sa table.
A la fin de la cérémonie, les enfants, dont j'étais, s'approchaient de l'autel afin que le curé les bénissent de son étole. J'attendais alors que quelque chose de magique se produise. Hélas, rien, ci ce n'est une certaine légèreté ressentie et l'attente d'un effet à long terme.
Autour de la chapelle, au son de la musique, La buvette de Soaïk tournait à plein régime, les bulles nacrées volaient dans tous les sens.
Dans chaque coin du pré, chacun mesurait son habileté dans les différents jeux: boule-tenn, passe-boules, quilles, anneaux, panier garni.
En soirée, les costauds s'affrontaient au tir à la corde, au lancer de poids, au lever de perche, au baz youd...
Puis, la gaieté dans l'âme et parfois un peu trop dans la tête, chacun regagnait ses pénates avant la nuit en promettant de se retrouver l'année suivante.
Nous, nous étions rentrés il y a belle lurette car après les vêpres la famille, au sens large du terme, venait boire le café à la maison.
C'était vraiment jour de fête.
jeudi 2 mai 2019
L'hirondelle rustique
L'hirondelle des cheminées
L’Hirondelle de cheminée est aussi appelée du nom
d’Hirondelle rustique.
On la reconnaît facilement à sa gorge de couleur rouge brunâtre.
Elle possède par ailleurs une longue queue fourchue.
On la reconnaît facilement à sa gorge de couleur rouge brunâtre.
Elle possède par ailleurs une longue queue fourchue.
On la rencontre couramment dans les campagnes où elle construit son nid dans les étables, les granges ou des abris sous couvert extérieurs.
LE MARTINET
Malgré une silhouette similaire, le Martinet noir n’appartient pas à la famille des hirondelles. Entièrement noir (à l’exception d’une zone plus pâle sur le menton, très peu visible) avec un corps en forme de cigare, ses ailes sont effilées et arquées vers l’arrière, tel un boomerang ! Très majoritairement citadin il construit son nid à l’aide d’un mélange de plumes, de poils et de matière végétales agglomérées à l’aide de salive dans une cavité de mur ou sous un toit.
Facilement confondu avec une hirondelle, le Martinet noir possède une caractéristique typique: il ne se pose presque jamais car ses pattes sont très réduites. Il va même jusqu’à dormir et s’accoupler en vol! La femelle va séjourner quelques semaines au nid, le temps de couver mais le mâle passera toute sa vie à voler.
A la différence des ambassadrices du printemps, le Martinet noir pousse souvent de petit cris stridents en vol.
Les martinets se nourrissent d'insectes qu'ils vont chercher jusqu'à 1 000 m d'altitude. Ils peuvent dépasser la vitesse de 100 km/h. On sait que certains martinets ont atteint l'âge de 17 ans. Chez nous, ils se concentrent plutôt dans les bourgs et les villes.
(hirondelles et martinets sont protégés par la loi du 10 juillet 1976.)
(hirondelles et martinets sont protégés par la loi du 10 juillet 1976.)
mercredi 24 avril 2019
samedi 13 avril 2019
Pendule et baguettes
Pendule et
baguettes
J’ai toujours mon pendule sur moi, au
fond d'une poche. Oh, je ne m'en sers pas souvent ; seulement lorsqu'une chose m'interpelle : un dilemme,
une interrogation sur la présence d'une source, ou sans raison, machinalement,
pour un oui ou pour un non. En fait, je ne l'utilise pas de façon régulière, c'est par
périodes seulement.
Concernant la détection méthodique des
sources, j'emploie plutôt les baguettes métalliques qui se croisent ou
s’écartent.
Baguettes de détection
Je pratique cette activité en dilettante, par plaisir et je n’ai
aucune prétention en sourcellerie. Ce que j’aime ressentir C’est la réaction de
mon corps quand une veine d’eau circule sous mes pieds. C’est une sensation
étrange, sorte de frémissement musculaire qui se traduit par des girations du
pendule. Une force qui me fait vibrer.
Un jour, il y a une vingtaine d’années, un
couple de femmes qui prêchaient pour leur paroisse m’a surpris en train de
penduler sur ma pelouse. Je ne m’étais pas rendu compte qu’elles m’observaient
depuis un moment. Soudain, l’une d’entre elles m’a fait remettre les pieds sur terre en
s'écriant que ce que je faisais là était dangereux car
c'était Satan qui faisait tourner mon pendule ! Le diable en personne, et que le démon essayait de me faire pénétrer dans l'âme des gens par l'intermédiaire de mon pendule.
Elle confondait probablement sourcier et sorcier.
Tout ceci pour vous dire que la
radiesthésie me passionne vraiment mais je n’ai jamais approfondi cette « science » que certains récusent.
J'ai lu beaucoup d'ouvrages (professeur Rocard par exemple) et j'ai mis mes lectures en pratique.
Parfois, j'accompagnais Edmond, sourcier émérite,
chez des particuliers désireux de trouver une source. Chacun travaillait de son
côté et nous confrontions nos points de vue. Edmond travaillait avec une montre
gousset qui faisait office de pendule ou avec une fourche de noisetier qui se tordait
entre ses mains.
Nous ne faisions que des suppositions. Quand
le tractopelle était sur place et que soudain on voyait l’eau gicler au fond du
trou, c’était quand même du bonheur. Mais quand tout restait désespérément sec, on
faisait grises mines.
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