mardi 16 avril 2019

L'addition magique


L'addition magique.


     Voici un exercice que je faisais tous les ans avec mes élèves.
     Une opération magique dont on connaît à l'avance le résultat. Pas mal non ?
     Toute la subtilité du tour réside dans l’habileté avec laquelle vous présentez à votre partenaire, c’est-à-dire le plus naturellement possible.

Nous travaillons avec des nombres à 5 chiffres.



 


Vous demandez un nombre à 5 chiffres à votre partenaire.
31 742
Vous lui en demandez un autre, tout à fait au hasard.
68 257
 Vous contrez immédiatement en faisant semblant d'écrire au hasard. En réalité, vous complétez chacun de ses chiffres à 9
31 742
A votre partenaire, qui écrit toujours au hasard.
59 356 
Vous contrez immédiatement par le complément à 9.


43 643
______________

2 3 1 74 0

Regardez bien la différence entre le premier terme de l'opération et le résultat de l'opération.
     - On a retiré 2 au chiffre des unités.
     - On a écrit 2 devant le résultat de l'opération (somme)
On peut écrire directement le résultat au dos de la feuille (à partir du premier nombre), ou mieux, faire semblant de compter très vite en écrivant le total en un temps record!


                          

lundi 15 avril 2019

L'hirondelle en danger?

L'hirondelle en danger?

Je disais, dans un précédent post, que la nature reprenait ses droits. Roger Bleuzen a partagé un lien sur Facebook qui me donne quelques inquiétudes. Ne soyons peut-être pas si alarmistes. Soyons vigilants.

 
Je vous laisse prendre connaissance de cet article de presse.




dimanche 14 avril 2019

Trévarez à la belle époque

Trévarez à la belle époque (témoignages Lili Le Goff)

Par la fenêtre de la maison parentale qui l’a vu naître, un panorama merveilleux s’offre à Lili : la montagne boisée à laquelle parfois s’accrochent les nuages du matin, avec en point focal le château rouge de Trévarez, résidence prestigieuse et  d’une éblouissante modernité que le Baron James Monjaret de Kerjégu, président du Conseil Général et député du Finistère, a fait construire à la fin du XIXème siècle. Quatorze années d’une construction alliant le fer, le verre, le ciment, la pierre et l’ardoise du Rick.

L’aristocrate, qui rêvait même de la présidence de la République, se faisait une joie et un honneur d’y accueillir ses relations mondaines parisiennes. C’était la vraie vie de château : festins, chasses à courre, le luxe et le confort et bien d’autres nobles activités. Hélas, Monsieur le Baron mourra peu de temps après l’achèvement du manoir luxueux. C’est le marquis et la Marquise de La Ferronays qui hériteront de la propriété. Ils sauront, eux aussi, s’entourer d’une cour huppée.

 Lili, tout jeune, est déjà allergique à  cette bourgeoisie, lui qui est issu d’un milieu très modeste, mais lorsqu’il parle de Trévarez, on sent monter en lui une pointe de fierté. En effet, son grand-père maternel s’est occupé des chevaux de Monsieur le Marquis à Trévarez jusqu’à la fin de la guerre. Le palefrenier dormait au-dessus des animaux dans les écuries. La mère de lili allait lui faire sa chambre une fois par semaine.
Les écuries
 Monsieur le Baron avait de la considération pour ses domestiques. Très humain, il leur faisait profiter des équipements et des commodités de son château, tout comme le marquis et la marquise de La Ferronays qui lui ont succédé.

Lili accompagne souvent sa mère au domaine. Il profite de cette aubaine pour s’ébattre dans le parc. Il gambade entre les massifs fleuris qui font déjà le charme du domaine. Le jardin japonais, du côté des serres, lui plaît beaucoup. Il joue à l’équilibriste en marchant sur les bordures du bassin de la chasse dans lequel se reflètent le château, le sanglier solitaire et l’image ondulante de notre petit châtelain Lili.
Le bassin de la chasse avec son sanglier solitaire
 Il explore les coins et les recoins de la propriété, volette comme un papillon. L’accès au château lui était hélas interdit. Mais, quel privilège que celui d’explorer ces lieux magiques qui semblent tirés d’un conte de fée, d'y voir évoluer cette Noblesse. Sur les bords de l’étang, du côté de la chapelle Saint-Hubert, notre galopin déniche les canards et les canes pour chiper leurs œufs.
La chapelle Saint Hubert
 Il ouvre même les portes d’un clapier pour lâcher les lapins qui prennent la clé des champs sans demander leur reste !
     Les Boutillons envient Lili car eux n'ont pas leurs entrées au domaine... 

samedi 13 avril 2019

Pendule et baguettes


Pendule et baguettes


      J’ai toujours mon pendule sur moi, au fond d'une poche. Oh, je ne m'en sers pas souvent ; seulement lorsqu'une chose  m'interpelle : un dilemme, une interrogation sur la présence d'une source, ou sans raison, machinalement, pour un oui ou pour un non. En fait, je ne l'utilise pas de façon régulière, c'est par périodes seulement.

     Concernant la détection méthodique des sources, j'emploie plutôt les baguettes métalliques qui se croisent ou s’écartent.

Baguettes de détection 


    Je pratique cette activité en dilettante, par plaisir et je n’ai aucune prétention en sourcellerie. Ce que j’aime ressentir C’est la réaction de mon corps quand une veine d’eau circule sous mes pieds. C’est une sensation étrange, sorte de frémissement musculaire qui se traduit par des girations du pendule. Une force qui me fait vibrer.

      Un jour, il y a une vingtaine d’années, un couple de femmes qui prêchaient pour leur paroisse m’a surpris en train de penduler sur ma pelouse. Je ne m’étais pas rendu compte qu’elles m’observaient depuis un moment. Soudain, l’une d’entre elles m’a fait remettre les pieds sur terre en s'écriant que ce que je faisais là était dangereux car c'était Satan qui faisait tourner mon pendule ! Le diable en personne, et que le démon essayait de me faire pénétrer dans l'âme des gens par l'intermédiaire de mon pendule.

     Elle confondait probablement sourcier et sorcier.

     Tout ceci pour vous dire que la radiesthésie me passionne vraiment mais je n’ai jamais approfondi cette « science » que certains récusent. J'ai lu beaucoup d'ouvrages (professeur Rocard par exemple) et j'ai mis mes lectures en pratique.

      Parfois, j'accompagnais Edmond, sourcier émérite, chez des particuliers désireux de trouver une source. Chacun travaillait de son côté et nous confrontions nos points de vue. Edmond travaillait avec une montre gousset qui faisait office de pendule ou avec une fourche de noisetier qui se tordait entre ses mains.

     Nous ne faisions que des suppositions. Quand le tractopelle était sur place et que soudain on voyait l’eau gicler au fond du trou, c’était quand même du bonheur. Mais quand tout restait désespérément sec, on faisait grises mines.

     Ceci étant, je ne prospecte plus. Je m’amuse seulement.

   

    


    

vendredi 12 avril 2019

Printemps timide

Printemps timide

     Après sa grande générosité en mars, le soleil fait la tête, le printemps se montre timide. Rassurez-vous : Yvette a entendu le coucou hier du côté de Goarem Person. 

     Les fleurs, les tulipes en ce moment, mettent un point d'honneur à respecter le calendrier.

    Elles illuminent les parterres dans la grisaille du temps. Admirez leurs jolis pétales dentelés ! 

     Souvent, le visiteur ne les remarque pas… Mais le jardinier qui, à la fin de l'automne, a planté les bulbes se régale. Alors, pour le plaisir des  yeux, je vous les offre!
     Si les fleurs sont curieuses de part leurs formes, leurs couleurs et leur bouquet, c'est pour attirer notre attention car elles sont très coquettes. Profitez-en car leur beauté n'est qu'éphémère.










Le flamboyant se prépare à nous éblouir.  

Le bout du monde et le fond du jardin
Contiennent la même quantité de merveilles. (Christian Robin) 









mercredi 10 avril 2019