mardi 23 avril 2019

Le galinsoga



Le galinsoga


     Il y a quelques années,  entretenir son potager était un plaisir. Un coup de binette de temps en temps entre les rangs de légumes et le tour était joué.
     Bien des fois bien sûr, comme tout jardinier qui se respecte, j'ai pesté après ce potager de malheur, râlé contre ces mauvaises herbes qu'il faut désormais appeler adventices, s'il vous plaît. Mais à cette époque, c'est dire il y a une bonne vingtaine d’années, la binette était un outil efficace qui vous donnait un jardin nickel chrome.
     Aujourd'hui, c'est tout à fait différent. « Parce que la terre est basse ! »Vous exclamerez vous. C’est un fait. Elle est d’ailleurs de plus en plus basse.
     Non. Là n’est pas la raison. La galère du jardinier C’est, tenez-vous bien, c’est le GALINSOGA  !!!! C'est une plante très envahissante.


     C'est une plante herbacée originaire d'Amérique du Sud, de la famille des astéracées.  Guasca en Colombie, Mielcilla au Costa Rica, nos voisins allemands l'appellent Franzosenkraut, ce qui signifie "herbe française".
     Cette plante annuelle présente une tige ramifiée et velue, des feuilles à marge dentée et velues sur les deux faces.
     On peut la trouver jusqu'à 2 400 mètres d'altitude.

     La plante a un super système reproductif! Ses graines sont des akènes de 2 mm. Chaque plante peut en produire de 2 000 à 15 000.
     Les graines peuvent subsister dans le sol de 3 à 5 ans.
     Une graine peut germer dès qu'elle tombe au sol mais il lui faut de la lumière.
     Le galinsoga résiste aux herbicides. La seule façon de s'en débarrasser provisoirement est l'huile de coude. L'hiver, elle disparaît avec les gelées mais c'est pour mieux revenir au printemps! Si vous n'intervenez pas, elle étouffera tous vos légumes. Attention: quand vous l'avez arrachée, ne la laissez surtout pas en place!

     A peine votre terre est-elle labourée que déjà apparaissent des tapis de plantules vertes: c'est le galinsoga, le bonheur quoi!



Sa présence est l'indicateur d'un sol acide mais de qualité si ça peut vous consoler!

Moi je la distribue aux poules qui en raffolent.

Le galinsoga aurait des vertus nutritives et médicinales. Comme il existe plusieurs espèces, il vaut mieux se méfier. Sa saveur serait proche de celle de l'artichaut ou du topinambour.


     Je peux vous fournir des boutures de cette ortie douce!

La parade, car il existe une parade: planter ou semer les légumes sur des films noirs perforés. Il faudra malgré tout intervenir au pied des plants. Je vous le répète :ce cadeau qui nous vient d'Amèrique du Sud est un véritable fléau mais il faut apprendre à composer avec lui. 

         


    

lundi 22 avril 2019

L'occupation.Témoignages Lili Le Goff

L'occupation.Témoignages Lili Le Goff


     Lili avoue avoir pris des risques inconsidérés pendant ces années d’occupation allemande, au sein de sa bande organisée, les « Boutillon ».

    Il se souvient du butin qu'ils ont subtilisé, sur le pont du Roy, à bord des carcasses calcinées de deux chars américains sabotés par le mitraillage des ennemis postés sur un promontoire à l’entrée de Châteauneuf-du-Faou. N’en faisant qu’à leur tête, les soldats alliés n’ont pas respecté la mise en garde des maquisards. Ils sont tombés naïvement dans l’embuscade tendue par les Boches.
 Quand Le père Francis voit les Boutillon revenir, brandissant leurs trophées (une chaîne de mitrailleuse garnie de balles, un révolver, un poignard et une boîte à pharmacie métallique) avec des cris de victoire, il se prend la tête entre les mains pour hurler sa colère. Armé d’une bêche, il creuse immédiatement un trou dans le jardin pour y enterrer tous ces objets compromettants . Il leur fait promettre de ne jamais en parler à personne pour éviter toutes représailles. Les Boutillon déterreront leur trésor bien des fois pour jouer à la guerre. C’est plus fort qu’eux. Comme c’est excitant de braver l’interdit.

Il se souvient aussi qu’en revenant de l’école, ils ont eu peur d’un Allemand qui leur a crié « Raous ! » pour leur faire changer de trottoir.

dimanche 21 avril 2019

Duo de printemps

Eclosions.
Duo de printemps. 






 
 
 
 

Bouquet réalisé par Nicole
En cours d'art floral. 



Joyeuses Pâques!







samedi 20 avril 2019

Le bassin au printemps

Fleurs. En passant par le jardin.


Du jour,

 
 
 
au lendemain.
 
 
 

 
Des nouvelles de notre flamboyant? Il n'est pas encore tout à fait épanoui, soyons patients.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Du côté du bassin, c'est le réveil printanier.
 

 
 
 
 
 

Et mon havre de paix, mon oasis où personne ne cancane ni ne ricane… Aucun bruit parasite, si ce n'est le doux murmure de la cascade et le chant mélodieux des oiseaux. Mon paradis.
 
 
 
"N'ouvre la bouche que si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence." (proverbe arabe)

 

 



 



vendredi 19 avril 2019

Oh!my God!

Apparition

    Les apparitions, vous n'y croyez pas. C'est ça?

Et pourtant, fixez cette image pendant 30 secondes. Ensuite regardez un mur blanc.


Convaincus?

Mais, dites-moi, dans quel sens cette danseuse tourne-t-elle?











jeudi 18 avril 2019

Les cétacés


En direct de Porspoder.
 

 

Manifestation de mammifères marins, le 1er avril.
 

« C'est assez, dit la baleine, j'ai le dauphin, je me cache à l’eau ! »
 




 

 

mercredi 17 avril 2019

Les foins autrefois

Les foins autrefois


Les foins

     Dans les prés humides, il fallait couper l'herbe à la faux. Pas facile de manier cet outil, de le laisser glisser sous l'herbe en effleurant le sol et en évitant d'y planter son extrémité pointue. C'était tout un art de battre cette longue lame effilée au marteau sur l'enclume, de l'affuter à la pierre d'un geste auguste et régulier. Faucher était un travail très physique.
 
     Dans les prairies plus sèches, la faucheuse traînée d'abord par un couple de chevaux, ensuite par le tracteur, facilitait la tâche et réclamait moins de main d’œuvre. La veille du fauchage, à tour de rôle, nous tournions la manivelle de la meule pendant que le père présentait la lame de façon à aiguiser les deux faces coupantes de chacune des dents.
     L'attelage tournait autour de la parcelle dans un cliquetis de lame et de bielle. Souvent, un nid de mulots venait encapuchonner une des dents de la barre de coupe, obligeant mon père, assis aux commandes sur le siège métallique, à arrêter la machine. Il fallait enlever la boule d'herbes à l'aide d'une fourche ou parfois à la main. Ça craignait quand même !
     L'herbe coupée était retournée à la fourche le lendemain et le surlendemain, deux ou trois fois en fonction du temps, afin qu’elle fane bien. Les taons nous harcelaient, le soleil brûlait la peau, la poussière du foin rendait la respiration difficile et  donnait une soif d'enfer. Il faisait très chaud dans ces petits champs. Tout autour, l'ombre des grands arbres nous faisait signe.
     Armés de râteaux en bois, nous andainions alors le foin, chacun de son côté de la rangée selon que vous étiez droitier ou gaucher.
     Si tout allait bien, le foin était chargé dans des charrettes aux grandes roues cerclées de fer. S'il y avait signe de pluie, on en faisait de petites meules qu'il fallait démolir, agiter au bout de la fourche et refaner une fois le soleil revenu. Le foin était ramassé précieusement; pas question d'en laisser traîner une poignée sur le champ!
 
     Moi, j’étais toujours sur la charrette, avec l'un de mes frères parfois, c’était le poste le plus difficile surtout quand le champ était pentu. J’accueillais et j’entassais les fourchées que les chargeurs  hissaient et déposaient devant moi. Il fallait faire vite et avoir le sens de l'équilibre pour ne pas basculer dans le vide lorsque le tracteur redémarrait brusquement. Des fourches étaient plantées sur le côté de la charretée à des niveaux différents pour permettre au tasseur d'en descendre.
 
 
 

     Plus tard, le foin a été conditionné en bottes. Cette invention a facilité la tâche des chargeurs mais compliqué celle du tasseur car la cadence s’était accélérée. Certains jetaient leurs bottes derrière moi. Je  repoussais ces ballots énergiquement au sol car il ne faut jamais servir un tasseur dans le dos mais toujours par devant.
    Le tasseur devait bien empiler les bottes, dans un sens puis dans l'autre, bien combler le centre de la remorquée sous peine de la voir s’éventrer. Le tasseur, c'était comme un gardien de but; en cas de problème, c'était lui le responsable.
    Sous le hangar, c’était l’opération inverse. Cette fois je n’étais plus sur la remorque mais sur le tas. Même travail avec le risque de recevoir un projectile sur la tête !