samedi 8 juin 2019

Inauguration de la salle polyvalente.

Inauguration de la salle polyvalente.

     Je voulais surtout vous présenter cette photo-souvenir de l'inauguration de la salle polyvalente de Roudouallec, en mai 1989.




      Inauguration en présence du député Jean Giovanelli et du Sous-Préfet de Pontivy. Louis Le Pensec Ministre des départements et Territoires d'Outre-mer,  qui devait présider la cérémonie, avait dû s'envoler précipitamment vers La Nouvelle Calédonie où s'affrontaient Canaques et Caldoches. (Jean-Marie Tjibaou et son second Yeiwéné Yeiwéné venaient d'être assassinés par un extrémiste Canaque).

     Je parle ici de Louis Le Pensec car c'est aussi grâce à son intervention que j'ai obtenu la dérogation pour l'ouverture d'une pharmacie à Roudouallec.
     Oh combien critiquée pendant sa construction, cette salle a tourné à plein régime et accueille encore et toujours de nombreuses manifestations. Elle rassemble aussi les enfants dans la même cantine scolaire. 
      Bref, il y aura toujours les éternels mécontents, les "toujours contre"...

"Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même choseceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens, d'autant plus sévères, qu'ils ne font rien du tout." 

      Quoi qu'il en soit, je suis fier de cette réalisation, entre autre. Je suis fier également de mes conseillers qui m'ont soutenu dans ce projet. (N'en déplaise à ceux qui se complaisent à les dénigrer de manière légendaire et stupide. A ceux-là, je dis "Basta".) 

     Sur la photo, on aperçoit deux commerces: la boucherie -charcuterie-alimentation de Jean et Liliane Le Cras et le restaurant "Ty Korn" de Sylviane.

vendredi 7 juin 2019

Nos hirondelles

Nos hirondelles

     Un couple d'hirondelles a choisi notre sous-sol pour bâtir son nid. 
    Nous avons accueilli leur projet avec plaisir d'autant plus que ces oiseaux portent bonheur, paraît-il. Ils sont donc les bienvenus dans notre habitation!
     Comme nous partions en vacances le jour-même de la découverte du fameux nid bien collé à l'angle du mur entre tuyaux et gaines, il a fallu leur aménager un accès à la cave. Notre voisin Jean-Marie venait vérifier tous les jours si tout se passait bien.
     Nous voilà rentrés de Crète. Nos hirondelles couvent actuellement.
     J'espère qu'elles reviendront tous les ans fêter avec nous la belle saison.


     Bientôt, les jeunes hirondelles imiteront leurs parents et viendront à tire d'ailes effleurer le bassin pour s'abreuver ou happer des moucherons. 



    





jeudi 6 juin 2019

"Faire le buzz". Suite de mon post

L'union sacrée. Un même son de cloches.


Extrait du journal "Le Monde"

     Roudouallec veut garder son "curé". Ou plutôt son "Recteur" comme on l'appelle dans ce petit bourg de la Bretagne profonde, aux confins du Morbihan. Car l'Abbé Le Mouel "Marcel" appartient au village breton tout comme l'instituteur, le Maire ou le facteur, un personnage qui fait partie du décor.
     Sitôt apprise la nouvelle de la mutation de "Marcel", à 63 ans et après 14 ans de bons et loyaux services, le Maire de Roudouallec, Yves Le Moal, a fait battre le rappel des amis du Recteur. Plus de 800 habitants sur les 856 officiellement recensés, ont signé la pétition lancée par le Conseil Municipal en faveur du prêtre.
     Un plébiscite qui n'étonne guère Yves Le Moal. Car le premier élu de la commune -socialiste, instituteur, laïc et républicain- a compris ses ouailles. A Roudouallec, le Recteur n'a qu'une sorte d'ennemis: quelques bigotes qui le jugent par trop "coulant".


Devant l'hibiscus dans le jardin du presbytère.

     Yves Le Moal et l'Abbé Le Mouel, installés à Roudouallec depuis presque 14 ans tous les deux, paraissent étonnés de l'écho que cette histoire a suscité ces derniers temps.
     C'est une réaction spontanée, née d'une vieille amitié et loin de toute connotation.
     Le Maire avoue qu'il n'aurait peut-être pas réagi de la même façon pour un autre homme que Marcel Le Mouel, dont il apprécie tout particulièrement la tolérance.

    Tout le monde savait que l'évêché ne reviendrait pas sur sa décision. L'abbé Marcel sera muté dans la paroisse voisine de Guiscriff. Cette levée de boucliers aura été pour lui le témoignage d'une très grande estime.
     Marcel est décédé en décembre 2011.
 
     Voilà, mes chers amis, comment l'histoire de Dom Camillo et Peppone (comparaison trop facile) a fait le tour de la planète…
 
 




    


mardi 4 juin 2019

Qui l'eut cru ? Le tonnelet a parlé.


Qui l'eut cru ? Le tonnelet a parlé.

     De nombreux métiers ont disparu. Certains se sont éteints avec le progrès, d’autres à cause d'une réglementation de l’état soucieux d'abolir les privilèges dont bénéficiaient encore de modestes agriculteurs.

     Il en va ainsi du métier de bouilleur de cru, commerçant ambulant qui baladait son alambic d'une commune à l'autre.

      Le privilège de bouilleur de cru remonte à Napoléon lorsqu’il accorda un droit d’exonération de taxes pour la distillation de 10 litres d’alcool pur ou pour 20 litres d’alcool à 50°pour ses grognards. … Un nouvel amendement voté au Sénat proroge le droit sur les 10 premiers litres jusqu’au 31 décembre 2010 .

     Le « pot lagout » distillait le cidre pour obtenir cet élixir enivrant, l’eau-de-vie. Pour prétendre à ce breuvage divin ou venin qui bénit le café du breton et dont l'ultime rincette nettoie son bol, il fallait posséder un droit qui se transmettait de génération en génération. Certains agriculteurs prêtaient leur droit à un ami. Ce « droit de bouillir » a définitivement disparu en 2008 en même temps que les derniers ayants droits.

     Mon oncle, grand amateur, faisait du lambig deux fois l'an. Il prétendait qu'il n'y avait rien de tel qu’un coup de gnôle l’hiver pour lutter contre les angines et les rhumes; l’été pour donner un coup de fouet aux corps fatigués par les travaux des champs tout en étanchant leur soif.
"Un café sans lagout ça me dégoûte."

LE FÛT ACCUSATEUR

     La scène se déroule dans une commune voisine où Gégé Lagoutte, dit Papy Louzou, avait installé son alambic pour une semaine. 
      Le cidre ayant été distillé dans la matinée, j'ai eu pour mission de conduire mon oncle après dix-huit heures jusqu’au chantier du "Pot Lagout"afin qu’il récupère le tonnelet contenant le fameux nectar à l'odeur d'éther.
     Une quinzaine de barils marqués à la craie blanche, alignés à proximité de la machine, attendent leur propriétaire.
     Stupéfaction : le tonnelet de mon oncle a déjà été enlevé ! Son absence est d’autant plus remarquable qu’il était tout neuf.
     Le bouilleur de cru déclare que cinq personnes sont venues prendre leur eau-de-vie et qu'il n'a rien remarqué d'anormal. 
     
     C’est alors que me vient une idée géniale.
« Allons boire un verre au "café de la Montagne", proposai-je à mon oncle. Quand nous reviendrons, il ne restera plus qu’un fût avec le nom du voleur écrit dessus. » !
     En effet,  à notre retour, un dernier fût attend toujours son propriétaire et le nom du coupable y est inscrit blanc sur noir! Voilà une enquête rondement menée!
    Nous chargeons le baril dans le coffre et nous rendons directement chez la personne incriminée pour procéder à l’échange des tonnelets.
     A peine confus, le coupable nous explique qu'il ne s'était pas rendu compte de sa méprise! A D'AUTRES! comme on disait au collège...